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J'ai copié cet article concernant le petit colimaçon blanc qui envahit le sud est sur : 

 

LA PROVENCE article publié le  22 octobre 2007. Cela répondra surement à beaucoup de questions que l'on se pose à sont sujet.

 

" Il passe difficilement inaperçu. Recouvrant par milliers les touffes de lavandin sur les ronds-points, crépissant les barrières des talus le long des routes, envahissant les fossés et les friches. Quel est donc ce petit escargot blanc qui semble proliférer ces dernières années à la fin de l'été dans la région ? Son nom : Xeropicta derbentina, appelé couramment le limaçon. Escargot des steppes et des milieux semi-désertiques, son aire de répartition d'origine allait du Caucase à la Croatie en passant par la Grèce, la Bulgarie et la Roumanie. 

Il s'est déplacé progressivement vers l'ouest de l'Europe au cours du 20e siècle pour être découvert pour la première fois en Provence en juin 1949 au Tholonet près d'Aix-en-Provence. Un peu plus tard, on signale des invasions toujours dans la campagne aixoise en 1958 à Rousset. " Il était si abondant que certains près semblaient couverts de fleurs blanches", rapporte un témoin de l'époque. Mais selon une thèse soutenue en septembre 2001 par une étudiante de l'université d'Aix-Marseille 3, les populations de derbentina se sont multipliées dans les Alpes-de-Haute-Provence à partir des années 70 avec une augmentation remarquées ces quinze dernières. 

Plus spectaculaire que nocif 
"A Saint-Michel-l'Observatoire, l'escargot est beaucoup plus abondant aujourd'hui qu'au début des années 90" selon les études réalisées. On ne saura jamais comment cette espèce a été introduite en Provence, probablement de manière accidentelle car il n'existe apparemment aucune population en Italie susceptible de faire la jonction entre le Sud-est de la France et son aire d'origine. 

Pourquoi de tels rassemblements ? Daniel Pavon, le président de la société linéenne de Provence explique que "les escargots fuient le sol et la terre trop chaude à la fin de l'été pour chercher un peu d'humidité nocturne sur les tiges des végétaux ou d'autres supports". C'est ainsi qu'il peut se fixer sur des véhicules et être transporté très loin de ses habitats d'origine. Si derbentina fait partir des espèces jugées indésirables aux Etats-Unis - il a été retrouvé sur des cargos en provenance de France - chez nous et contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les dégâts occasionnés aux plantes et aux cultures sont faibles. 

Pour la bonne et simple raison que cet escargot ne consomme que très peu de végétation fraîche. "Les seuls dommages que nous avons pu observer sont liés à l'abondance même des escargots en phase d'estivation sur la végétation. Ils bloquent le développement des bourgeons qui peuvent être plus ou moins nécrosés. Ce phénomène touche en particulier les vergers, les truffières et les vignes bordés par des champs en friche. En revanche, les conséquences peuvent être plus préoccupantes pour les troupeaux d'ovins. L'escargot transmet des parasites des poumons des petits ruminants. Lorsque l'infestation est forte, l'impact sur la production ovine n'est pas négligeable avec une diminution du taux de survie des agneaux et une surmortalité des brebis".